Picturals présente 

sémiotique visuelle 
&
peintures, pastels, dessins de mode

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Peinture d’Ewa Lawrusiewicz, 

Cycle “paysages évoqués par la mémoire“ 

La peinture d’Ewa Lawrusiewicz. Le cycle “paysage évoqué par la mémoire“ se distingue par un mouvement spécifique des formes. Avant de passer au décryptage de leur grammaire il faut mentionner que la première vision de ces oeuvres nous communique une sensation originelle à dimension universelle, la sensation de l’univers dans des amas de formes et de couleurs. La forme centrale, (une condensation de la couleur) est horizontale, elle divise et organise l’espace sans faire appel à une connotation connue (et figurative) de l’horizon. On voit le geste de la main de l’artiste, l’appui et le relâchement brusque. Sans agressivité, elle affirme (asserte) l’être. Cette forme-là est en communication tangible avec une autre (des autres), une réplique (des répliques), créant une syntaxe où l’articulation des formes/couleurs fait naître la lumière.

La métaphore de la création et les figures de correspondances soutiennent la structure sensible. 

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Peinture de Maria Kubiak, 

Cycle “paysages humains et visages du monde“

Les tableaux de Maria Kubiak que j’ai intitulés “paysages humains et visages du monde“ sont totalement différents. La lumière crépusculaire, les traits volontairement «effacés» créent un espace respectueux par rapport aux êtres présentés. Un voile distanciateur s’installe pour préserver le mystère de l’existence. Les figures de réticence de l’omission, de l’ellipse procèdent à représenter et non représenter, cacher et montrer ce qui est «omis mais indiqué» (cf. Anne Surgers : Et que dit ce silence? la rhétorique du visible, Presses Sorbonne Nouvelle, 2007, p.180). L’énonciateur même «s’efface». Le vouloir s’affirmer lutte avec l’humilité devant le monde des formes. Il est possible de voir et de sentir ici la présence d’un tiers actant, pas nécessairement hostile, mais puissant, distancié, visible et respecté. 

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Dessins de mode de Irena Lafferrerie 

La figure de la rigueur imposée  

Les dessins de mode d’Irena Laffererrie montrent comment les coupures/coutures (les traits) organisent l’espace du vêtement et de la personne vivante; cela prouve que la rigueur peut ne pas être rigide, la forte affirmation de soi pas forcément dictatoriale, et la féminité peut se manifester par une extrême structuration de la forme en mouvement.

Nous sommes dans l’univers où règne la figure de la rigueur imposée qui a sa place définie entre vêtir et orner et le rôle de la sublimation de la silhouette humaine, de la personne. C’est la façon de formuler le programme esthétique de cette création en mettant en place l’architecture des parallélismes, de symétrie et asymétrie, des rimes.